La couverture seule montre que c’est possible : dialoguer entre des personnes aux responsabilités et aux origines politiques et spirituelles bien différentes.
Pourtant, dans ce dialogue riche et qui m’a touché, le député-reporter (Picardie Debout) François Ruffin et Mgr Olivier Leborgne désormais évêque d’Arras, livrent des convictions fortes et nous déplace dans ce dialogue sans tabou contre l’Argent Roi.
À l’approche des cent ans de l’armistice entre les Alliés et l’Allemagne, un historien, un philosophe et des témoins de massacres de masse abordent les questions de la violence, de la vengeance et de la réconciliation.
Dans sa préface, l’historien Maurice Vaïsse dresse un panorama des différentes tentatives des nations, au cours du XXe siècle, pour établir un monde un peu plus pacifique. Et constate que la plus aboutie, malgré ses imperfections et ses défauts, reste la construction de l’Europe.
Trois militants infatigables de la paix, originaires du Rwanda, racontent les horreurs qu’ils ont vécues dans leur pays depuis des décennies, et esquissent des pistes pour les prévenir.
Le philosophe et théologien Olivier Abel souligne l’échec qu’il y aurait à vouloir évacuer toute forme de conflit des relations humaines. Le conflit, selon lui, est inhérent à toute forme de société, à commencer par la famille. L’urgence serait plutôt d’apprendre à vivre avec. Pour éviter qu’il ne débouche sur des violences massives et incontrôlables.
Ce livre est la première synthèse sur la dimension chrétienne de la déportation. A l’écoute des témoins, j’y retrace leurs vies faites de misère, mais aussi de messes, de rpières, de lectures spirituelles, de risques, de fraternité.
Simples laïcs, militants, résistants, prêtres, tous ces chrétiens incarnent à leur manière des profils et des sensibilités variés, qui dévoilent tous un sens profond de l’homme et de l’amour de Dieu. Dieu était-il présent dans l’enfer des camps ? Oui, osais-je affirmer à partir de ces témoins afin de démontrer comment, pour chacun de nous, Dieu peut-être présent dans nos souffrances les plus intimes et les plus rudes. Préface de Xavier Boniface.
Il n’y a plus d’urgence climatique. Ce stade est désormais dépassé, nous l’avons bien vus à l’été 2022.
Nous sommes maintenant au cœur d’un Incendie qui met chacun face à ses propres responsabilités et échecs. C’est le constat que nous faisons et qui nous a amené à rédiger ce pamphlet sociologique sous forme d’un triptyque entre fables, entretiens et analyse.
Mais alors comment parvenir à faire admettre à chacun ce message et à le dépasser pour entamer le début impératif de nos changements de comportements ? Que faire pour toucher des consciences alors que conférences scientifiques, preuves matérielles et simples constatations
semblent condamnées à n’être qu’un simple bruit de fond dans le flot constant de l’actualité ? Rapport aux médias, modèle libéral, militantisme…tous ces thèmes sont évoqués et questionnés dans notre livre « Face à l’Incendie ». L’idée est de pousser à la réflexion afin de sortir de la théorie du « colibri », pourtant largement répandue, que nous jugeons désormais insuffisante. Avec Christophe Secq et Justine Coussement.
Oui on sait, on n’a pas eu le choix.
De la Somme à Rome, il s’agit surement mon livre le plus intime, mêlant rencontres militantes, conversion, cheminement philosophique, erreurs et convictions fortes.
Car tous ont combattu le nazisme au nom d’une culture profondément humaniste, enracinée dans l’Évangile. Face à des formes de barbarie toujours renaissantes, leur action peut encore inspirer ceux qui, comme eux, « empruntent la voie du Christ, la voie de la Vie, la grande vie sublime, et ne peuvent plus revenir en arrière ».
Le capitalisme ravage la planète et broie les hommes, produisant catastrophe
écologique et injustices sociales ; les nouveaux fascismes gagnent partout du terrain ; les impérialismes se déchaînent, culminant avec l’annihilation de Gaza. Voici autant d’interpellations radicales pour nous, catholiques.
Notre Église – fortement délégitimée par le scandale des abus sexuels – est trop souvent à contre-temps ou bien silencieuse devant ces maux.
Si le Christ a été crucifié, c’est que sa parole et sa vie ébranlaient les structures sociales et religieuses de son temps. Le Royaume de justice et d’amour qu’il annonce et incarne est politique en ce qu’il se traduit par des formes de vie collectives égalitaires et fraternelles. Il y a urgence à saisir ces implications politiques de l’Évangile, en combattant le capitalisme et l’extrême droite et en nous engageant pour un internationalisme qui dépasse les frontières économiques et étatiques.
Bâtir une société où il soit plus aisé d’être bon
– Peter Maurin
Site réalisé par Webillum